En attendant le printemps

Publié le par Francis Delabre

IMGP0832Vous allez me pardonner, j’en suis sûr, si je ne vous fais passer le programme de cette nouvelle semaine qu’aujourd’hui. La fin de la dernière fut riche en rebondissements, et donc plus que pauvre en temps disponible.

Beau moment : vendredi dans l’après-midi, la porte de l’Enfarcé s’ouvre à toute volée, et la maréchaussée, sous la forme d’un flic de belle envergure, fait irruption dans l’endroit, à cette heure calme et recueilli. Vieux réflexe, je passe en revue dans ma cafetière et à la vitesse d’un éclair ce qui pourrait me valoir d’être hors-la-loi : rien d’anormal. Mes papiers sont en règle, je suis français, et je suis en résidence à la maison Folie de Moulins dans la plus parfaite légalité. Bon. Alors quoi ? L’uniforme s’avance d’un pas clouté et menaçant vers le bar, claque ses deux poings serré sur le plateau, vrille sur moi son regard bleu France, et se décide enfin à parler : « C’est bien ici qu’on peut acheter le « Capenoules ! » ? Alors là on boit un verre, enfin sans alcool, il est en service, ben oui c’est ici, je dédicace ?, ah bon ? z’êtes l’auteur ? c’est pour mon père, un fan… Un visiteur nous prend en photo avec son portable… j’espère qu’il me l’enverra que je puisse vous en faire profiter…

IMGP0916Sinon, samedi, je ne vous dit pas ! Après un réveil aux aurores pour aller faire une signature à Dunkerque en plein Carnaval, je suis revenu juste à temps pour participer à la table ronde. Comme le thème était, je vous l’avais dit : « Quid de la franche rigolade et de la fraternité asteure », on a ri, avec Jean-François Picotin le dramaturge qui avait bien préparé son sujet, William Schotte, le barde flamand aux pieds fragiles et Olivier Paulet, le caméra-cachiste. Dans le public, il y avait même Tonton Sigismond, voix historique des radios pirates et de France Bleu, c’est pour dire. On a finalement conclu que pour s’en payer une bonne tranche, il fallait être là au bon moment, avec ceux qu’on aime, loin des écrans et près du cœur.

IMGP0961Puis vint l’heure de l’apéro et de la carbonade-frites : que du bonheur et des mines réjouies !

Vers 21 heures tout ce beau monde a traversé la cour pour rejoindre la grande salle où, en formule cabaret, William et Sonia Reykis ont attaqué leur concert. Je me suis fait un plaisir de servir mes chers clients à leur petits guéridons. A chaque fois que je revenais avec mon plateau chargé, l’ambiance était montée d’un cran. William Schotte est réellement un très grand monsieur de la chanson française et je pèse mes mots et son tout nouveau duo avec Sonia Reykis est un petit bijou de précision et de grande émotion.

Vous dire qu’après cinq rappels, le public chantait et dansait.

IMGP0881C’est tard dans la nuit que l’Enfarcé a fermé ses portes, pour les rouvrir sur un dimanche après-midi très chaleureux. Que des belles rencontres une fois de plus. Un peu comme si cette histoire de Capenoules refaisait naître une fraternité oubliée.

 

Petit rappel des chapitres précédents : comme les autres semaines, l’Enfarcé est ouvert du mercredi au dimanche et de 14 à 19 heures.

Mercredi 17, de 15 à 18h, Université du canular, avec votre serviteur. Quant à Claude Harchin, il continuera son atelier graphique. Une excellente nouvelle : il se sent tellement bien avec nous, qu’il a décidé de rester jusqu’à la fin de la résidence en mars, alors que son atelier se terminait à la fin de cette semaine.

Samedi 20, de 15 à 18h, il sera rejoint comme prévu par son collègue de pinceaux et de couleurs Sam Appourchaux.

A 16h : Table ronde « Vous avez dit provocation et impertinence ? ». Débat animé par Luc Hossepied, avec Jean-Jacques Tachdjian, graphiste agitateur, Ben Debreyne et ses chicons, et moi-même. Suivie d’un apéro.

Dimanche 21, Université du canular et atelier graphique, avec les mêmes que précédemment.  

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